"Le 4 décembre 2009, à Hamburg
Mon Amour ,
Ces heures sans toi, je les passe dans cette pièce, à t'écrire cette lettre. Rien que de penser qu'en ce moment je pourrais m'enlacer dans tes bras me plonge dans cette profonde solitude, toujours la même , ce labyrinthe à ne jamais en finir. Mais que penseras-tu de ce geste ? Alors que toi, tu es juste à deux pas d'où je me trouve, c'est surement absurde, je le sais. Mais à quoi bon, j'ai besoin de me défouler avant le concert. Les autres sont certainement plongés dans cette incompréhension et doivent me nier sans cesse, ces paroles douloureuses, je ne veux pas les entendre , vous êtes tous sur scène et moi, je suis dans ma loge, sans même répéter la moindre chanson, j'ai ma petite chérie à mes côtés, elle est immobile, je n'ai aucune motivation, ma seule envie, c'est que ce concert se termine, afin que je puisse me jeter dans tes bras, pouvoir t'embrasser, te faire des câlins, admirer ton beau visage, tes magnifiques yeux couleur azur . Pourquoi personne ne nous accepte tels que nous sommes ? Pourquoi devons-nous nous cacher ? Et ta réputation de "chouchous" des fans, j'en peux plus, c'est inadmissible pour moi, comprends tu ? Je le sais ma jalousie prend le dessus, mais j'y peux rien, je ne me contrôle pas, je ne puis contrôler mes sentiments, c'est eux qui me contrôlent... Je me demande encore pourquoi je dépense ce papier, A quoi bon ? je pressens qu'il va atterir dans un endroit appellé "cimetière des lettres", c'est vrai, elles rejoindront toutes celles que je t'ai écrites, j'ai honte, j'ai l'impression d'être un petit enfant, tout amoureux, qui écrit des lettres à son amour, et ensuite, qui ne les donne pas, bon je ne puis me permettre d'en faire tout un roman. En parlant de roman, je repense à la première fois, où tu as écouté ma composition, quand tu t'es jeté sur moi, en me disant que c'était magnifique, que j'étais la plus belle chose qui t'ait arrivé, rien que d'y penser j'en ai les larmes aux yeux, cela m'emplis de nostalgie, tu me manques tellement ... et voilà, une goutte sur la feuille , Je recommence ? J'ai vraiment l'air d'un vrai con. Je voulais aussi te demander quelque chose qui me tenait à coeur..."
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-Eh David, tu viens ?
Il sursauta brusquement, voyant un jeune homme se tenant à côté de la porte, aux allures baba-cool, un bonnet sur la tête, quelques mèches de cheveux y dépassaient, il était vétu à la "normale" selon les jugements de certains , pull rayé noir et gris, et un pantalon brun, un baggy plus précisemment. David se leva, prit sa petite chérie de guitare, et lui répondit :
-
J'arrive dans cinq minutes Christian, juste le temps que je regarde quelque chose.Le bassiste parti, David prit sa lettre en main, il la relisait relisait et relisait encore, tout en regardant une photo, cette photo de lui avec la personne de ses rêves, l'amour de sa vie, le guitariste lançait de légers sourires génés, amoureux...
Le bassiste poussa un soupir , visiblement irrité de trouver le guitariste si long .
-
Bon, David tu te dépéches, reprit Linke.
Le brun soupira, reposant l'image dans sa valise, la lettre dans sa poche en la tapotant tout en murmurant :
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On la continuera plus tard, à tout de suite mon amour... Je t'aime..._
Un prologue qui ne plaira peut être pas à tous .
Chapitre I prochainement !
Bye !